BONNES PRATIQUES

Des chiffres parfois très utiles

Mentalpilote A78

Alors que les conditions météo sont bonnes, le pilote effectue un « Kiss landing »*… qui entraîne un atterrissage particulièrement long. Sur la rotation suivante, rebelote, l’atterrissage est à nouveau très long, avec un arrondi à n’en plus finir. Je demande au pilote d’évaluer sa distance d’atterrissage : il annonce une distance inférieure de quelques centaines de mètre à la réalité. On en discute tranquillement après le vol en vérifiant précisément avec les données jours les distances d’atterrissage données par son manuel de vol. Il s’aperçoit qu’il se pose très long, quasi systématiquement, et surtout qu’il n’en avait pas conscience.

*« Kiss landing : jeu breton ».

Se poser long n’est pas un problème si l’on est conscient de ce qu’on fait (et pourquoi on le fait). Par contre, il faut savoir se poser dans l’épure du constructeur. La connaissance de ces données, sans ouvrir votre manuel de vol lorsque vous serez en finale, s’appuie sur des ordres de grandeur. Ils représentent de manière simple les grandeurs physiques des performances de votre avion.

En condition habituelle vous vous posez en 400 m sans vent (vous comptez les balises pour évaluer vos distances). Le constructeur donne 300 m ? Pas de problème si vous en êtes conscient. Avec 10 kt de vent de face, cela raccourci votre distance de 100 m ? C’est noté. Et vent arrière votre manuel vous demande de rajouter 150 m (à vos 400 m). Vous arrondissez alors cette distance à 600. Et vous voilà armé de quelques connaissances qui pourraient un jour s’avérer importante à connaître (dans le feu de l’action). Imaginez que tous les paramètres aillent dans le mauvais sens : un peu de vent arrière, un peu haut, un peut vite. Vous pourriez être très étonné du résultat.

Les distances d’atterrissage sont la première chose à laquelle on pense, mais les ordres de grandeurs peuvent être utilisées dans d’autres domaines. Vous les utilisez sans doute déjà pour calculer votre consommation de carburant, sans rentrer dans les abaques du constructeur.

Pour aller un peu plus loin, les ordres de grandeur permettent de vérifier également la vraisemblance des éléments. en conceptualisant la signification des nombres, comme leur proportionnalité. Mon GPS me donne 180 nm ? Il y a un problème. Ah ! Je me suis trompé d’indicatif.

Un complément logique après la connaissance des ordres de grandeurs, c’est le calcul mental qui permet, avec des opérations simples, d’affiner les résultats .

Bons vols

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